March 31,2012 13:05

「此次戰鬥的終級目標就是取得獨立」 - «La finalité de cette lutte, c’est l’indépendance»

阿爾及利亞【電子新聞網】(TSA)專訪阿扎瓦德民族解放運動發言人Hama Ag Sid Ahmed。

«La finalité de cette lutte, c’est l’indépendance»
Entretien avec Hama Ag Sid Ahmed, porte‑parole du Mouvement national de libération de l’Azawad


馬利政變之後,北方由「阿扎瓦德民族解放運動」主導的戰鬥相對激烈。上週五(30日)解放基達爾(Kidal)之後,接著又於31日控制了高(Gao),該城解放也將指日可待。以下,該解放運動的發言人Hama Ag Sid Ahmed接受阿爾及利亞【電子新聞網】(Tous Sur Algérie)訪問。編譯:陳虹君

問:馬利軍方推翻總統阿馬度.圖馬尼.圖雷(Amadou Toumani Touré)。您作何反應?
答:我認為圖雷總統的最後任期表現得相當差勁。首先,眾所周知,他的政府團隊完全放棄對馬利北方三大區的經營,各何況社會弊病也影響著整個馬利社會與軍隊士氣。我們很清楚在馬利的軍隊裡,士兵、士官或是部份官員對軍隊治理的無能有異議,尤其是對這六年來(2006年圖瓦雷克人的第n次武裝起義)阿扎瓦德地區的社會動盪毫無長遠的政治對策。關於我們的戰鬥,我們並沒有打算要破壞馬利法律上的制度,而是要收回我們的領土,尊嚴地活著,告慰已逝的族人。

問:您贊成此次政變嗎?
答:站在整體非洲的利益上來說,民主過渡期,尤其是馬利,我們無法贊同這場政變,它尤其破壞了本區已經夠脆弱的民主結構。必須順帶一提的是,這些政變軍官也是有其前提,特別是針對圖雷總統的無能還有其親信的腐敗表達不滿。但是政變軍官們自身也必須更積極地讓國際社會明白其立場。

問:您對當前掌控巴馬科權力中心的軍政府有何期待?
答:目前,我們興致高昂地觀察政治情勢的變化,同時繼續以軍事戰鬥收回我們的領土。未來幾週,我們會明白在巴馬科的軍事和政黨們的意圖,以及國際社會的態度。無論如何,政變軍政府首先就沒有政治合法性,再來,他們所能掌控的有限。他們完全無從應付馬利目前的情況。現在甚至可以說,首都近郊的情況十分混亂。

問:目前馬利北方的局勢為何?
答:幾個星期以來,「阿扎瓦德民族解放運動」不斷向前挺進。當地的名流、民選代表都相繼加入這場解放運動,透過教育感召於鄉村、城鎮進行公民行動。有過一場大規模的公民動員。昂代郎布坎(Andéramboukane)、梅納卡(Menaka)、泰薩利(Tessalit)、尼亞豐凱(Niafunké)、阿蓋洛克(Aguelhoc)等城市都已經解放。加上29日晚間於基達爾(Kidal)與馬利政府軍的對抗,該城市也於剛剛解放。接著將朝通布圖(Tombouctou)挺進。而高城(Gao)的解放也指日可待。
我們於戰鬥中前進,逐步解放我們的領土,為了阿扎瓦德地區的人民的利益,以及流亡鄰國的族人期待有尊嚴地返鄉。請記住,這些圖瓦雷克人以及阿拉伯民族後裔都是拋棄一切,家庭、財產、記憶,流亡他處。我們的鬥爭並不只限於當地,也是國際性的。它的永續會在往後的時間裡看到。

問:圖瓦雷克人試圖建立他們自己的國家嗎?
答:我認為,自馬利擺脫殖民獨立以來(1960年獲得獨立,三年後發生第一次圖瓦雷克武裝起義,但遭到強烈鎮壓),阿扎瓦德地區的人民遭到邊緣化,如今,我們有權利自決。此事並不只涉及到圖瓦雷克人,雖然他們在當地的武裝行動佔多數,但這場政治鬥爭關係到阿扎瓦德全區人民的利益,裡面包括其他薩哈拉民族。當然,鬥爭的目的在於取得獨立,正如阿扎瓦德人民所願望的。
Les combats font rage au nord du Mali. Les rebelles touareg ont pris le contrôle de la ville de Kidal hier vendredi et sont entrés ce samedi dans Gao. Dans cet entretien à TSA, Hama Ag Sid Ahmed, porte‑parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), explique les objectifs de la rébellion. (Propos Recueillis par Ratiba Bouadma)

Les militaires ont renversé le président Amadou Toumani Touré. Quelle est votre réaction ?
Je crois, pour commencer, que le président malien ATT a très mal géré son dernier mandat. Tout d’abord, on savait que son gouvernement avait abandonné les régions du Nord, sans oublier le malaise social qui touche l’ensemble de la société malienne et aussi l’armée. On savait qu’il y avait un malaise social au sein de l’armée malienne et surtout parmi les soldats, les sous‑officiers et certains officiers qui désapprouvent la gestion politique de l’armée et son incapacité à trouver des solutions politiques durables à la grave crise qui secoue les régions de l’Azawad depuis plus de six ans. En ce qui nous concerne, notre lutte ne vise pas à remettre en cause les institutions légales maliennes mais à récupérer notre territoire pour la dignité de notre peuple meurtri et humilié et qui n’avait pas le droit de disposer de lui‑même.


Est‑ce que vous approuvez ce coup d'État ?
Dans l’intérêt de la transition démocratique en Afrique, et plus particulièrement au Mali, nous ne pouvons pas approuver "un coup de force" qui viendrait remettre en cause cette transition démocratique, déjà très fragile dans cette région. Même s’il faut noter que ces militaires ont des arguments sérieux concernant la gestion désastreuse du dernier mandat d’ATT et de sa basse‑cour. Il faudrait plus que de la gymnastique aux putschistes pour se faire comprendre par la Communauté Internationale et surtout par les grands partis politiques maliens, mêmes si ces derniers souhaitaient, il y a quelques semaines seulement, un départ rapide d’ATT.


Qu'attendez‑vous des militaires au pouvoir à Bamako ?
Pour le moment, nous observons la situation politique avec beaucoup d’intérêt et nous avançons militairement sur le terrain pour reconquérir notre territoire. Nous verrons bien quelles seront les intentions des militaires et des partis politiques qui sont à Bamako ainsi que celles de la Communauté internationale dans les semaines à venir. De toute manière, ils n’ont pas de légitimité politique et ne contrôlent pas grand‑chose. Ils sont complètement dépassés par la situation qui prévaut au Mali. On peut même actuellement parler d’une sorte de confusion dans les faubourgs de la capitale malienne.


Quelle est la situation au Nord Mali ?
Depuis quelques semaines, les troupes du Mouvement national de libération de l’Azawad progressent. Sur le terrain des notables, des élus locaux et nationaux sont impliqués dans ce combat et participent aux prises des villes et villages par la sensibilisation et d’autres actes civiques. Il y a une grande mobilisation citoyenne. On peut déjà confirmer que toute la région de l’Adrar des Iforas (Région de Kidal) est sous contrôle total du Mouvement après de violents combats entre la rébellion touareg et les forces maliennes qui ont commencé le 29 mars dans la nuit. La ville de Kidal, capitale de l’Adrar des Iforas est tombée, il y a seulement quelques heures, ce jour 30 mars 2012 [entretien réalisé le samedi 30mars, NDLR].

On peut dire que le MNLA et les citoyens de ces villes et villages occupent, entre autres, Tinzaouaten, Aguelhok, Tessalit, Kidal, Anefis (Région de Kidal) et dans la Région de Gao, le MNLA occupe les villes de Ménaka, d’Anderboukane et depuis quelques heures la ville de Gao est cernée par quelques brigades armées du Mouvement national de libération de l’Azawad et idem pour la ville de Tombouctou. Nous progressons dans notre combat pour la libération effective de notre territoire en faveur des populations de l’Azawad, populations exilées un peu partout dans les pays limitrophes et qui ne demandent qu'à revenir chez elles dans des conditions d’accueil dignes. N’oublions pas que ces familles touareg ou arabes ont tout laissé derrière elles, leurs souvenirs et leurs biens. Notre combat n’est pas seulement sur le terrain, le même combat est mené également au niveau international. Il se situe dans la durée.


Les Touareg cherchent-ils à créer leur propre pays ?
Je pense aujourd’hui que ce peuple, qui a été marginalisé depuis l’indépendance du Mali à ce jour, a le droit à présent de disposer de lui‑même. Il ne s’agit pas seulement des Touareg, même si les Touareg sont les plus présents militairement sur le terrain, ce combat politique concerne l’ensemble des communautés de l’Azawad, entre autres les Touareg, les Arabes et les Sonrais. Bien entendu, la finalité de cette lutte, c’est l’indépendance, si tel est le souhait du peuple de l’Azawad

  • hung_chun 發表於樂多回應(0)引用(0)ici et ailleurs 此處彼處編輯本文
    樂多分類:電影/TV │昨日人次:0 │累計人次:127
    Ads by Roodo! 

    引用URL

    http://cgi.blog.roodo.com/trackback/19244422