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December 28,2010 21:17
突尼西亞發生青年失業人口示威遊行,要求公平經濟發展
Des manifestations contre le chômage secouent la Tunisie
Le chômage, la cherté de la vie et le sentiment d'être laissés pour compte sont à l'origine d'une récente flambée de mécontentement dans le centre-ouest de la Tunisie, selon des sources syndicales. Des affrontements ont eu lieu notamment dans la nuit du 26 au 27 décembre dans la région de Sidi Bouzid, faisant un blessé par balle et des dégâts matériels importants.
Des centaines de Tunisiens ont participé à une manifestation à Souk Jedid, une ville de plus de 19 000 habitants en proie à des troubles sociaux depuis plus d'une semaine, avec pour toile de fond la question du chômage. La garde nationale a procédé à des tirs de sommation pour disperser les manifestants qui ont encerclé le poste de la garde et mis le feu à la sous-préfecture. Un des gardes nationaux a été touché par erreur à la cuisse par balles.
Dans le même temps, d'autres affrontements ont opposé environ 2000 manifestants à la police dans la ville de Regueb. Des jeunes qui réclamaient le droit au travail ont mis le feu à une banque et ont aussi détruit un café appartenant à un membre du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Le chômage, la cherté de la vie et le sentiment d'être laissés pour compte sont à l'origine d'une récente flambée de mécontentement dans le centre-ouest de la Tunisie, selon des sources syndicales. Des affrontements ont eu lieu notamment dans la nuit du 26 au 27 décembre dans la région de Sidi Bouzid, faisant un blessé par balle et des dégâts matériels importants.
Des centaines de Tunisiens ont participé à une manifestation à Souk Jedid, une ville de plus de 19 000 habitants en proie à des troubles sociaux depuis plus d'une semaine, avec pour toile de fond la question du chômage. La garde nationale a procédé à des tirs de sommation pour disperser les manifestants qui ont encerclé le poste de la garde et mis le feu à la sous-préfecture. Un des gardes nationaux a été touché par erreur à la cuisse par balles.
Dans le même temps, d'autres affrontements ont opposé environ 2000 manifestants à la police dans la ville de Regueb. Des jeunes qui réclamaient le droit au travail ont mis le feu à une banque et ont aussi détruit un café appartenant à un membre du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).
Desespéré, un jeune tente de se suicider
Ces troubles font suite à une tentative de suicide le 17 décembre dernier d'un jeune vendeur ambulant qui s'était fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n'ayant pas les autorisations nécessaires. Désespéré, le jeune homme s'était aspergé d'essence pour s'immoler par le feu. Il a survécu mais se trouve aujourd'hui dans un état critique. Le secrétaire général et trois agents de la municipalité de Sidi Bouzid ont été suspendus de leurs fonctions après cet incident, a-t-on appris ce mardi. Une femme figure parmi ces personnes: celle-ci aurait eu un accrochage verbal et aurait giflé le jeune homme. Par ailleurs, cinq jours après cette tentative de suicide, un autre jeune a mis fin à sa vie en s'électrocutant avec des câbles électriques.
Le chômage des jeunes diplômés de l'université constitue un fléau en Tunisie contre lequel le gouvernement a été mis en garde par les institutions internationales dont le Fonds monétaire international. Son taux atteindrait le double du taux de chômage global, estimé officiellement à 14%. Ces récents évènements rappellent ceux de 2008, dans le bassin minier de Gafsa, situé dans le sud-ouest de la Tunisie. A l'époque, les manifestants avaient été lourdement réprimés, comme l'expliquait le dissident Mouhieddine Cherbib à LEXPRESS.fr.
Les médias censurés
Actuellement, aucune information officielle sur les événements de Sidi Bouzid n'a été diffusée. Le gouvernement tunisien se borne à parler "d'incident isolé" et à dénoncer l'exploitation politique "malsaine" par l'opposition de ces évènements. Sans compter qu'il est difficile pour les médias de couvrir ces manifestations. Selon Reporters sans frontières, le 17 décembre dernier, le journaliste Zouhair Makhlouf a été agressé par la police politique, devant son domicile à Tunis, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre Sidi Bouzid.
Ces troubles font suite à une tentative de suicide le 17 décembre dernier d'un jeune vendeur ambulant qui s'était fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n'ayant pas les autorisations nécessaires. Désespéré, le jeune homme s'était aspergé d'essence pour s'immoler par le feu. Il a survécu mais se trouve aujourd'hui dans un état critique. Le secrétaire général et trois agents de la municipalité de Sidi Bouzid ont été suspendus de leurs fonctions après cet incident, a-t-on appris ce mardi. Une femme figure parmi ces personnes: celle-ci aurait eu un accrochage verbal et aurait giflé le jeune homme. Par ailleurs, cinq jours après cette tentative de suicide, un autre jeune a mis fin à sa vie en s'électrocutant avec des câbles électriques.
Le chômage des jeunes diplômés de l'université constitue un fléau en Tunisie contre lequel le gouvernement a été mis en garde par les institutions internationales dont le Fonds monétaire international. Son taux atteindrait le double du taux de chômage global, estimé officiellement à 14%. Ces récents évènements rappellent ceux de 2008, dans le bassin minier de Gafsa, situé dans le sud-ouest de la Tunisie. A l'époque, les manifestants avaient été lourdement réprimés, comme l'expliquait le dissident Mouhieddine Cherbib à LEXPRESS.fr.
Les médias censurés
Actuellement, aucune information officielle sur les événements de Sidi Bouzid n'a été diffusée. Le gouvernement tunisien se borne à parler "d'incident isolé" et à dénoncer l'exploitation politique "malsaine" par l'opposition de ces évènements. Sans compter qu'il est difficile pour les médias de couvrir ces manifestations. Selon Reporters sans frontières, le 17 décembre dernier, le journaliste Zouhair Makhlouf a été agressé par la police politique, devant son domicile à Tunis, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre Sidi Bouzid.
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